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23.09.2008
LE MIEL
Très belle histoire du miel trouvée sur le site MARMITON:
Avant le miel, il y a les abeilles !
Des fleurs, des abeilles, des ruches, un apiculteur patient et passionné… Tous les secrets du miel sont là. Cadeau de la nature : les abeilles butinent, puis reviennent à la ruche déposer leur récolte, où les abeilles-ouvrières le prédigèrent et le stokent dans des opercules. Le miel est supposé nourrir les abeilles une fois l’hiver venu.
Au début de l’histoire, il y a donc une ruche, véritable maison : en haut, la colonie d’abeilles et la réserve de miel, qui les nourrit l’hiver. La « part de l’apiculteur » se récolte en bas de la ruche, dans des « hausses » contenant des cadres.
Et dedans, il y a donc les abeilles, les butineuses, les ouvrières et surtout la Reine. Pour reconnaître une reine dans une ruche, fastoche : elle est marquée d’un point de couleur, défini par des standards internationaux…
Elle est marquée d’un point rouge.
La récolte du miel
Les abeilles butinent les fleurs ou le miellat (substance rejetée par des pucerons sur certaines espèces, comme le sapin), le rapportent à la ruche, où les ouvrières se chargent de le pré-digérer dans leur jabot, avant de rejeter la substance dans des alvéoles qu’elles bouchent de cire, où elle se transforme en miel.
Au moment de la récolte, l’apiculteur enfume la ruche pour que les abeilles s’éloignent. Il faut ensuite retirer les cadres, les désoperculer et récupérer le miel dans les cadres, à l’aide d’une centrifugeuse.
Seuls les miels non bio ont le droit d’être chauffés, pour extraire plus de miel et en faciliter la conservation, ce qui hélas détruit une partie de ses bienfaits.
Les propriétés du miel
Avant la découverte de la canne à sucre, puis de la betterave sucrière, le miel a été longtemps l’unique source de plaisirs sucrés de nos ancêtres. N’est-il pas question dans la Bible des ruisseaux de lait et de miel de la Terre Promise ?
Bien évidemment c’est une bombe d’énergie, mais à la différence du sucre blanc, le miel apporte plein de bonnes choses utiles à notre organisme :
- 80% de glucides, en majorité du fructose (38,2 %) et du glucose (31,3 %).
- De l’eau, environ 17% : s’il y en a trop, le miel risque de fermenter, donc de mal se conserver.
- Des protéines, environ 1%, qui contiennent une foule d’acides aminés,
- Des sels minéraux (il y en a plus dans les miels foncés que dans les miels clairs),
- Des vitamines B, des enzymes, des antioxydants, dont les flavonoïdes, de l’acide formique, qui explique sa bonne action en cas de maux de gorge…
100 grammes de miel, c’est 312 calories, et 100 g de sucre, 400 calories. On utilise en plus moins de miel que de sucre, puisque le fructose a un pouvoir sucrant supérieur au glucose : tout bénéf !
Le miel est un aliment également réputé pour ses vertus thérapeutiques : ses propriétés adoucissantes, anti-bactériennes et cicatrisantes (vertu utilisée aussi bien chez les égyptiens que lors de la 2nde guerre mondiale) en font un anti-bobo bien connu ! Enfin, mélangé à un yaourt, vous pourrez en faire votre goûter… ou choisir de vous en faire un masque adoucissant pour le visage !
Miel d’acacia : le plus commun, blond et doux, très liquide.
Miel de châtaignier : ambré, au goût soutenu et légèrement amer et boisé. Corsé.
Miel de romarin : presque blanc et granuleux, au goût délicat., il est surtout produit en Provence et en Languedoc. Il était considéré par les Romains comme le meilleur miel du monde.
Miel de tilleul : blond foncé, ce miel étonne par son goût marqué de tisane de tilleul, avec des notes mentholées.
Miel de sapin : assez foncé, au goût de résine et de bois. Les abeilles ne butinent pas le nectar mais le miellat rejeté par les pucerons vivant sur l’arbre. Le miel de sapin des Vosges bénéficie d’une AOC depuis 1996.
Miel de lavande : presque blanc, il est très apprécié en pâtisserie notamment dans les glaces, au goût fruité et acidulé.
Miel de rhododendron : très liquide, au goût mentholé, il ne peut être produit qu’au delà de 1800 m d’altitude. Il provient essentiellement des Pyrénées.
Miel d’arbousier : produit en Corse, il est très foncé, peu sucré voire amer, très étonnant. Il accompagne merveilleusement le fromage de chèvre.
Miel de bruyère : roux, un peu grumeleux, il est très aromatique. Il est parfait ajouté en note dans un pain d’épices.
Miel toutes fleurs : blond, liquide, c’est le miel de base que l’on trouve en supermarché aussi bien que chez les producteurs. Sa qualité est donc très irrégulière, tout dépend de ce qui a été butiné ! Si c’est de la guarrigue, oui, mais des champs de colza et de cultures intensives, bof…
Miel liquide ou plus dense, tout dépend de votre goût ! Plus le miel est riche en fructose, plus il reste liquide longtemps. Un miel non chauffé ou au maximum chauffé à 40 ° (c’est le cas des miels bio) cristallisera plus facilement mais cela n’influence pas du tout son goût. Pour le liquéfier à nouveau, mieux vaut procéder par petites quantités, et faire chauffer votre miel au bain-marie ou tout simplement au micro-ondes.
Dossier réalisé par Ester (blog Ester Kitchen).
Merci à José Pigaglio, apiculteur bio.
19:15 Publié dans Recettes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



