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05.11.2007
Le petit prince
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Le petit prince de St Exupéry a marqué mon enfance,mais également mon adolescence et ma vie d'adulte.Tant de richesses ressortent de cete belle histoire.
"L'essentiel est invisible pour les yeux"
"Aimer ,ce n'est pas se regarder l'un l'autre,mais regarder ensemble dans la même direction."
Le petit prince visite ses planètes;
La première était habitée par un roi. le roi siégeait, habillé de pourpre et d'hermine, sur un trône très simple et cependant majesteuex.
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La seconde planète était habitée par un vaniteux:
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La planète suivante était habitée par un buveur.
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Cette visite fut très courte, mais elle plongea le petit prince dans une grande mélancolie:
La quatrième planète était celle du businessman.
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Cet homme était si occupé qu'il ne leva même pas la tête à l'arrivée du petit prince.
La cinquième planète était très curieuse.
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C'était la plus petite de toutes. Il y avait là juste assez de place pour loger un réverbère et un allumeur de réverbères. le petit prince ne parvenait pas à s'expliquer à quoi pouvaient servir, quelque part dans le ciel, sur une planète sans maison, ni population, un réverbère et un allumeur de réverbères. Cependant il se dit en lui-même:
-Peut-être bien que cette homme est absurde. Cependant il est moins absurde que le roi, que le vaniteux, que le businessman et que le buveur. Au moins son travail a-t-il un sens. Quand il allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l'étoile. C'est une occupation très jolie. C'est véritablement utile puisque c'est joli.
La sixième planète était une planète dix fois plus vaste.
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Elle était habitée par un vieux Monsieur qui écrivait d'énormes livres.
La septième planète fut donc la Terre.
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La Terre n'est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n'oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d'ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c'est-à-dire environ deux milliards de grandes personnes.
Pour vous donner une idée des dimensions de la Terre je vous dirai qu'avant l'invention de l'électricité on y devait entretenir, sur l'ensemble des six continents, une véritable armée de quatre cent soixante-deux mille cinq cent onze allumeurs de réverbères.
Vu d'un peu loin ça faisait un effet splendide. Les mouvements de cette armée étaient réglés comme ceux d'un ballet d'opéra. D'abord venait le tour des allumeurs de réverbères de Nouvelle-Zélande et d'Australie. Puis ceux-ci, ayant allumé leurs lampions, s'en allaient dormir. Alors entraient à leur tour dans la danse les allumeurs de réverbères de Chine et de Sibérie. Puis eux aussi s'escamotaient dans les coulisses. Alors venait le tour des allumeurs de réverbères de Russie et des Indes. Puis de ceux d'Afrique et d'Europe. Puis de ceux d'Amérique du Sud. Puis de ceux d'Amérique du Nord. Et jamais ils ne se trompaient dans leur ordre d'entrée en scène. C'était grandiose.
Seuls, l'allumeur de l'unique réverbère du pôle Nord, et son confrère de l'unique réverbère du pôle Sud, menaient des vies d'oisiveté et de nonchalance: ils travaillaient deux fois par an.
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19:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Très belle histoire et bien tendre ! Biche
Ecrit par : Biche | 06.11.2007



